20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 15:45
Nonbe Daigaku

Chère lectrice, cher lecteur, bonjour !

Ayant entendu vanter les mérites de Nonbe Daigaku, nous décidons de réserver une table dans cet établissement japonais situé 31, avenue Adolphe Buyl à Ixelles. La décoration de la salle est réduite à sa plus simple expression, générant une ambiance quelque peu vieillotte que vient heureusement égayer le comptoir derrière lequel officie Suetsugu Yosuke, l'ancien chef du Tagawa.

Une des serveuses nous remet la carte, particulièrement étoffée, mais qui ne mentionne toutefois pas le menu dégustation du soir dont nous avons entendu le plus grand bien. Nous demandons à la serveuse si ce menu est disponible et s'il est possible de le commander. Celle-ci acquiesce et nous présente une petite ardoise présentant le "Menu du mois", proposé au prix de 68 euros. Nous optons pour ce dernier et nous penchons sur la carte des vins, plutôt minimaliste, avec une vingtaine de références au prix relativement prohibitif (près de 40 euros pour les moins chères). Nous optons pour un Sancerre et un Saint-Emilion, un choix davantage guidé par la perspective de l'addition que par nos préférences personnelles. Notons qu'il est également possible de commander des sakés et de la bière japonaise.

En guise de mise en bouche, la serveuse nous apporte à chacun deux petits bols, sans toutefois en préciser le contenu. Ce n'est qu'après dégustation que notre curiosité sera satisfaite : un thon jaune, assez bon, et une salade à base de crudités et de crevettes, plutôt quelconque.

 

Dégustations

Dégustations

Le vin blanc commandé nous arrive tellement glacé qu'il ne parvient à déployer ni ses arômes, ni ses saveurs. On nous apporte le premier plat, un sashimi déclinant saumon, thon rouge, noix de Saint-Jacques et dorade (pensons-nous, car ici encore, les explications font défaut). Soulignons toutefois que les produits sont de première fraîcheur.

Sashimi

Sashimi

Nous poursuivons avec une soupe miso, relativement bonne, mais pas de nature à laisser un souvenir impérissable.

Soupe miso

Soupe miso

Le plat suivant est une dorade grillée. Le poisson, servi sur une feuille et surmonté d'oursin, arrive malheureusement trop cuit, ce qui gâche tout le plaisir de ce plat qui aurait justement dû se caractériser par la justesse de sa cuisson.

Dorade grillée

Dorade grillée

Arrive maintenant une assiette de tempura qui, elle, nous séduit. Toujours en raison de l'absence d'explications, nous n'identifions avec certitude que la noix de Saint-Jacques, l'asperge et la tranche de patate douce. 

Tempura

Tempura

Nous recevons maintenant notre Saint-Emilion, qui se voit accompagné par une assiette de bœuf  Wagyu flanqué d'une poêlée de champignons. Nous avions placé des attentes élevées quant à cette viande d'excellence, mais sommes malheureusement déçus par la qualité de ce qui nous est servi. La viande est en effet largement en deçà de ce que nous avions pu déguster précédemment, et les champignons qui l'accompagnent flirtent avec la banalité.

Boeuf Wagyu

Boeuf Wagyu

Reste le dernier plat de notre menu, 3 sushis. Ceux-ci sont certes de bonne qualité, mais nous aurions préféré terminer notre menu par une note de douceur.

Sushis

Sushis

Désappointés, nous ne commandons pas de thé et demandons directement l'addition, qui s'élève tout de même à près de 90 euros par personne !

En résumé, nous ressortons déçus de cet établissement faisant l'objet de tant de louanges. Le service est peu professionnel, l'addition trop salée, et la nourriture pas toujours au point. Si les plats crus excellaient par la fraîcheur des produits, les préparations cuites manquaient parfois de précision. Nous en retirons l'expérience d'un repas assez fade et plutôt quelconque, qui a rarement su toucher notre palais.

Faut-il aller au Nonbe Daigaku ? Selon notre modeste avis, il y a de meilleurs japonais à Bruxelles ! Surtout à ce prix...

Catherine et Daniel

 

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Publié par tables-et-voyages
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