26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 16:25
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Situé dans le charmant petit village d'Our, à deux pas de Paliseul, soit environ 150 kilomètres de Bruxelles, La table de Maxime est un hôtel restaurant où officie Maxime Collard, un jeune chef qui a décroché son étoile au Michelin en 2010. Pour l'hébergement, le choix est possible entre six chambres sur place, ou quatre à la Fabrique du Pré Maho, une réalisation architecturale toute récente, à un jet de pierre du restaurant. Nous optons pour la Fabrique, et sa jolie vue sur la petite rivière. La chambre est de bon goût, de style contemporain, et fait appel à de beaux matériaux écologiques, jusqu'au matelas (très confortable) en poils de yack.

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Vers 19h30, nous nous rendons au restaurant, et découvrons un très bel espace, harmonieux et soigné, dans les tons anthracite, rehaussé de belles suspensions flottantes en papier japonais lestées d'un galet. L'atmosphère y est à la fois élégante, sobre et chaleureuse, d'un bon goût à l'image de celui de notre chambre.

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Nous optons pour la formule la plus complète que propose l'établissement, à savoir le menu de saison à 7 services, dont amuse-bouche et mignardises, et le forfait vin. Nous commençons par un apéritif, une très agréable coupe de champagne servie parcimonieusement dans une flûte des plus étroites. Celle-ci est très vite accompagnée de trois mises en bouche : un tartare de bœuf au sésame et légumes croquants, un taboulé avec tomate confite, asperge, amande et jambon cuit à l'os, et de la truite cuite sur sa peau, tartare de petits pois, menthe, tomate confite et réduction de porto. Trois préparations soignées et subtiles, que nous aurions peut-être préférées un rien plus expressives. 

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Tartare de bœuf Taboulé Truite

 

Comme premier vin, on nous sert un Lirac blanc de 2011, Château d'Aquéria, qui nous séduit par son caractère floral et sa finale toute en fraîcheur. Il accompagne parfaitement un filet de rouget avec calamar, yaourt safrané, jeune poireau et huile de piment doux fumé. Toujours la même précision dans la préparation, des ingrédients simples, et des saveurs maintenant un peu plus affirmées. Une mention spéciale pour la parfaite cuisson du poisson.

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Filet de rouget

 

Suit à présent une langoustine avec perles de tapioca, petits légumes printaniers, dés de foie d'oie et consommé de langoustine à la citronnelle. La langoustine, elle aussi, est idéalement cuite, et le petit bouillon qu'on vient verser à table dans nos assiettes est très savoureux. Ce plat est accompagné d'un verre de Louro do bolo, un Valdeorras 2011 aux notes de verveine qui nous séduit particulièrement.

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Langoustine

 

Nous poursuivons avec un maigre cuit sur sa peau, avec couteau de mer au saucisson d'Ardennes et barigoule d'artichaut, le tout arrosé d'un excellent Sancerre blanc 2012 de François Crochet, d'une belle minéralité accompagnée d'arômes d'agrumes. Le saucisson domine nettement une préparation par ailleurs assez sage. 

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Maigre et couteau

 

Arrive maintenant la préparation de viande, du veau accompagné de morilles, asperges vertes, gnocchi et parmesan, ris de veau caramélisé au tandoori. Le goût est ici amplement affirmé, le parfum des morilles y exhale tout son arôme. Nous regrettons toutefois que, pour l'une des deux assiettes, la viande soit nerveuse, ce qui nuit à l'homogénéité de la cuisson. Un Grave rouge de 2009, Château du Mont cuvée Gabriel, s'harmonise bien avec l'ensemble du plat, tout en étant un peu moins affirmé que les vins précédents. 

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Veau aux morilles

 

Le dessert est à base de rhubarbe pochée, fraises des bois, clafoutis, sorbet hibiscus et meringue à la violette. Nonobstant cet énoncé prometteur, ce dessert reste tout de même peu surprenant et ne laisse pas un souvenir impérissable. Il est heureusement secondé d'un muscat de Rivesaltes 2010, domaine Sarda Malet, qui clôture bien ce grand repas.

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Dessert

 

Pour terminer, on nous sert une assiette de mignardises agréables et de bonne facture, quoique assez convenues, accompagnées d'un petit café.

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Mignardises

 

En conclusion, La table de Maxime propose selon nous un rapport qualité-prix imbattable. Il faut dire que le menu de saison en 7 services revient à 62 euros seulement, auxquels s'ajoutent 32 euros pour le forfait vin. Même si nous émettons certaines réserves somme toute mineures, l'ensemble des préparations présentées relève toujours d'une grande qualité d'exécution, d'un soin constant, et d'une précision culinaire irréprochable. Un ensemble de qualités que nous n'avions pas encore rencontré auparavant pour le même prix dans d'autres établissements. Notons aussi que la maison propose des menus encore moins chers à 39 et 49 euros, des prix extrêmement avantageux pour la qualité offerte. Les vins proposés sont d'un niveau supérieur à ce qui figure généralement dans les forfaits vin d'autres maisons. Ces vins sont servis parcimonieusement (un verre par service, pas plus, sauf pour le plat de viande, qui bénéficie quant à lui de deux verres), mais le prix demandé est loin d'être prohibitif pour ce qu'on reçoit dans nos verres. Au passage, une mention toute particulière à Anissa Body, la sommelière fraîchement entrée en fonction, qui a réalisé un travail d'une étonnante qualité.

En résumé, nous avons passé à Our un moment très agréable et avons été vraiment séduits par cet établissement.

Fait-il aller à La table de Maxime ? Dépêchez-vous de réserver, vous ne serez pas déçus et profiterez pleinement d'un cadre séduisant, d'une table raffinée, d'un accueil chaleureux et le tout, à prix doux.

Catherine et Daniel 

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Publié par tables-et-voyages - dans Restaurants étoilés
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