27 octobre 2019 7 27 /10 /octobre /2019 16:12
Wine in the city - 2

Situé Place Reine Astrid 34 à Jette, Wine in the City a ouvert ses portes en 2007 en tant que bar à vins. Devenu 'cave à manger' en 2012, le restaurant a été récompensé par une étoile Michelin en 2017 et arbore 15/20 au Gault & Millau. Les tables offrent une vue sur la cuisine ouverte du chef et sa brigade. Le cadre est donc plutôt celui d'une boutique, avec les flacons en vente en guise de décoration, un grand tableau noir recouvert d'aphorismes sur le vin, et des tables très simplement dressées. L'accueil est très amical et le sommelier, extrêmement sympathique, participe grandement à l'ambiance des lieux. Ici, pas de carte, mais 3 menus, respectivement à 80 euros (5 services/130 euros avec vins assortis), 100 euros (6 services/155 avec vins). Malgré une augmentation notable des prix depuis notre dernier passage en juin 2017, nous restons dans une gamme de prix raisonnable pour un étoilé bruxellois. Notons également qu'il est possible d'accompagner son repas d'une bouteille de vin du magasin, moyennant un droit de bouchon de 20 euros, et que l'établissement organise aussi des cours d'oenologie.

Nous optons pour le menu cinq services et le repas s'ouvre sur deux dégustations : une huître retravaillée avec texture de mangue, perles de yuzu et vinaigrette de Merlot à l'échalote, ainsi qu'un maquereau vin blanc meringue de carotte pour le croustillant et texture de muscat pour la douceur. Une très jolie présentation, que nous avons malheureusement oublié de prendre en photo...

Le menu proprement dit s'ouvre sur un carpaccio de cerf façon gravlax et de canard fumé avec betterave en trois façons (cuite au gros sel dans le tartare, en sorbet et en meringue), avec mûres, chips de panais, fromage islandais et vinaigre de Merlot. Pour l'accompagner, un Touraine 'les Galipettes' de Lionel Gausseaume, un rosé frais et fruité avec beaucoup de puissance.

 

Gravlax de cerf et canard fumé

Gravlax de cerf et canard fumé

Comme certains des convives n'apprécient pas le gibier, le chef propose en alternative à cette entrée un autre carpaccio, tout en fraîcheur, de gambas rosso, vinaigrette au miso, mûres, caviar belge et touches de vinaigre de Merlot pour le peps. Il est accompagné d'un Valençay 'Les hauts taillons' de Denis Bardon, qui offre un agréable mélange entre finesse et puissance.

Carpaccio de gambas

Carpaccio de gambas

La préparation suivante est une noix de Saint-Jaques poêlée, avec pickles de pommes Granny, jus émulsionné au cidre fermier et voile de dashi aux noix. Mention spéciale pour la cuisson parfaite de la Saint-Jacques et l'agréable acidité de l'émulsion, qui fait merveille avec le blanc portugais de la région du Dao qui l'accompagne, un Druida Encruzado Réserva 2017, aux notes minérales et d'une grande fraîcheur.

Noix de Saint-Jacques rôtie

Noix de Saint-Jacques rôtie

Pour suivre, nous recevons un œuf parfait, crémeux au vieux parmesan, texture de champignons et châtaignes, truffes, girolles, laitue de mer. Une préparation tout en douceur, accompagnée d'un Pouilly-Fuissé 2017 de Dominique Cornin, un vin en biodynamie offrant un bel équilibre.

Œuf parfait, crémeux au vieux parmesan

Œuf parfait, crémeux au vieux parmesan

L'assiette suivante est un chevreuil laqué à la japonaise, daikon au dashi, shimeji pickels, tempura de roquette, anguille fumée, texture butternut, ail noir et poivrade au yuzu. Une préparation savoureuse, également proposée avec du canard en remplacement du chevreuil pour les convives réfractaires au gibier. Dans notre verre, un Casanova di Neri Irrosso 2016, qui fonctionne très bien avec les deux viandes.

Chevreuil laqué à la japonaise

Chevreuil laqué à la japonaise

Nous terminons sur la douceur avec un Riesling Haider Spätlese 2018, qui accompagne une déclinaison de poire avec frangipane, poire confite, sorbet de poire William, meringue, nougatine, verveine, une composition gourmande très réussie.

Poire

Poire

Nous commandons encore un espresso, qui arrive accompagné de quelques mignardises, ultra classiques mais bien exécutées : tuiles, macarons, cannelés, financiers et pâtes de fruit.

Mignardises

Mignardises

En résumé, nous avons passé un très agréable moment de table chez Wine in the City. La cuisine se caractérise par la qualité des produits et la justesse des préparations. Une mention spéciale pour le jovial sommelier et ses choix judicieux. 

Côté prix, le menu 5 services avec vins assortis affiche un prix raisonnable (130 euros) pour un étoilé bruxellois.

Faut-il aller chez Wine and the City ? Certainement ! Vous y trouverez convivialité et qualité à un prix raisonnable.

Catherine et Daniel

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