30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 15:56
La Buvette

Le restaurant La Buvette est situé Chaussée d'Alsemberg 108 à Saint-Gilles, dans une ancienne boucherie chevaline classée. L'établissement est tenu par Nicolas Scheidt, à qui l'on doit également le Café des Spores et le Hopla Gleiss, tous deux situés à quelques mètres de là. Le cadre, dans le plus pur style années 50, est rehaussé une superbe porte qui sépare la salle du rez-de-chaussée de la cuisine. On peut également manger sur la table de boucher. Nous choisissons cependant de nous installer à l'étage, dans une ambiance un peu plus paisible, mais tout aussi caractéristique de l'époque.

Ici, deux formules : le menu L à 6 services (49 euros) et le menu XL à 9 services (64 euros). Nous optons pour la deuxième formule, que nous accompagnons d'une bouteille de Sauvignon blanc de Touraine à 30 euros. Le service est vraiment décontracté, sympathique et efficace. Nous recevons tout d'abord un délicieux pain au levain maison (fabriqué en face au Hopla Gleiss), accompagné de beurre à l'oignon, avant de passer au menu proprement dit.

La première assiette est une déclinaison de carotte avec vinaigrette aux noisettes et feuilles de capucine. Des ingrédients simples et très bien travaillés.

Carottes, noisettes, capucine

Carottes, noisettes, capucine

Vient ensuite le plat signature de la maison, une déclinaison d'épinard, ricotta et sésame noir : la fraîcheur de la ricotta judicieusement combinée à la saveur corsée du sésame noir.  

Epinard, ricotta, sésame noir

Epinard, ricotta, sésame noir

L'assiette suivante présente une association surprenante de poulpe, argousier et pastèque, qui fonctionne étonnamment bien.

Poulpe, argousier, pastèque

Poulpe, argousier, pastèque

Nous recevons maintenant une préparation de maigre, petits pois, sauce coco et pousses marines. Le poisson est parfaitement cuit et les saveurs sont justes.

Maigre, petits pois, coco

Maigre, petits pois, coco

Le plat suivant, d'inspiration asiatique, décline thon rouge, bouillon thaï et céleri fermenté. Ce plat nous séduit un peu moins en raison de la relative fadeur du bouillon et de l'épaisseur de la tranche de thon.

Thon rouge, bouillon thaï et céleri fermenté

Thon rouge, bouillon thaï et céleri fermenté

Arrive l'unique plat de viande : de l'onglet de boeuf avec ail noir, maïs et quelques shiitake, une composition bien exécutée. Notre bouteille étant terminée, nous accompagnons notre assiette d'un verre de vin rouge proposé à 7 euros.

Boeuf, ail noir et maïs

Boeuf, ail noir et maïs

Nous renonçons aux fromages proposés en supplément pour 10 euros, et passons directement aux trois desserts. Le premier est une composition à base de fruits rouges, sorbet au cerfeuil musqué et crumble au thé. Délicieux !

Fruits rouges, cerfeuil musqué, thé

Fruits rouges, cerfeuil musqué, thé

Le deuxième dessert, très réussi également, associe financier, crème au yuzu et basilic. 

Financier, yuzu et basilic

Financier, yuzu et basilic

La dernière assiette, le dessert signature de La Buvette, est une tarte au chocolat noir avec praliné et umeboshi (une sorte de prune salée) : fort en goût avec un excellent jeu de textures.

tarte au chocolat noir, praliné, umeboshi

tarte au chocolat noir, praliné, umeboshi

Nous commandons encore un espresso (vraiment bon, ce qui est rare dans les restaurants), et demandons l'addition, qui s'élève à 172 euros pour deux.

En résumé, nous avons beaucoup apprécié notre soirée à La Buvette, qui est vraiment l'adresse bistronomique par excellence : une cuisine inventive et inspirée, un cadre original, un service sympathique et efficace et un rapport qualité-prix imbattable à Bruxelles.

Faut-il aller à La Buvette ? Courez-y !

Catherine et Daniel  

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Publié par tables-et-voyages - dans Restaurants
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