4 décembre 2025 4 04 /12 /décembre /2025 13:56
La Jordanie en 12 jours - 4 : d'Aqaba à Bruxelles

Jeudi 6 novembre : Aqaba, jour 1

Nous nous réveillons vers 7 h. Suleyman prépare le thé sur le feu et chauffe le pain sur les braises. Nous prenons tranquillement notre petit déjeuner avant de lever le camp et de prendre le chemin du retour. Nous rejoignons Amin, remercions chaleureusement Suleyman pour l'extraordinaire expérience vécue grâce à lui, puis prenons la direction d'Aqaba, la grande station balnéaire de Jordanie. 45 minutes plus tard, nous arrivons au Luxotel, un resort soigné situé au bord de la mer Rouge, au sud de la ville d'Aqaba proprement dite et à deux pas de la frontière avec l'Arabie Saoudite. Le reste de notre journée est consacré au farniente : baignades dans la mer Rouge et dans la piscine de l'hôtel, chaise longue et jacuzzi. Le soir, nous dînons à l’hôtel : le buffet proposé est assez peu séduisant et tristement accompagné d’eau plate, l’établissement étant un hôtel ‘sec’.

Piscine du Luxotel

Piscine du Luxotel

Vendredi 7 novembre : Aqaba, jour 2

Après notre petit déjeuner, nous retrouvons Amin dans le lobby de l'hôtel. Il nous emmène au point d'embarquement de notre excursion de snorkeling, situé à la pointe sud d'Aqaba. Outre l'équipage de trois personnes, seul un autre couple vient grossir les rangs et nous profitons confortablement de ce bateau prévu pour accueillir plusieurs dizaines de personnes.

Notre bateau à Aqaba

Notre bateau à Aqaba

Nous longeons lentement la côte pendant quelques dizaines de minutes avant de stopper les machines. Équipés de palmes, masque et tuba, nous plongeons à la suite du moniteur (un des membres de l'équipage) et admirons longuement la faune et la flore de la barrière corallienne qui longe la côte. Nous remontons à bord, le bateau manœuvre et va jeter l'ancre plus au nord. Ce second spot de plongée permet d'admirer l'épave du TriStar Lockheed L1011, immergé en 2019 par une vingtaine de mètres de fond. Quelques coups de palmes entre les pontons du Royal Yacht Club offrent l'occasion d'observer de près de nombreux coraux multicolores.

À l'issue de cette deuxième plongée, on nous sert une délicieuse grillade de poisson frais, préparée sur un petit barbecue accroché au plat-bord. Nous revenons à l'embarcadère après environ trois heures de balade en mer. Notre chauffeur Amin nous ramène à l'hôtel, non sans avoir fait une courte halte en chemin, le temps d'acheter une bouteille de vin blanc (10 dinars) en vue d'agrémenter notre repas du soir. Nous passons le reste de l'après-midi entre la mer et la piscine, et prenons notre repas à la nuit tombée. Le vin acheté plus tôt rehausse favorablement la fadeur des plats.

Samedi 8 novembre : réserve de Dana et retour à Amman

Nous quittons l’hôtel dès 7h30. Deux heures et demie plus tard, nous atteignons Dana, notre première destination du jour. Fondé au 17e siècle, le pittoresque village de Dana jouxte la réserve de biosphère homonyme, un vaste territoire mêlant falaises abruptes, vallées profondes et montagnes aux teintes ocres. La région abrite en outre une grande diversité de faune et de flore.

Réserve de Dana

Réserve de Dana

Accompagnés d'un guide local, nous déambulons pendant près de deux heures au fil des sentiers muletiers qui sillonnent les versants des alentours. Nous nous emplissons les yeux de ces paysages de garrigue, de formations rocheuses sculptées par l’érosion et de panoramas spectaculaires sur le wadi en contrebas. Au cours d'une halte, notre guide nous prépare sur un feu de brindilles un petit thé délicieusement parfumé. La randonnée s'achève par une montée particulièrement escarpée, à la limite de l'escalade. Exténués par l'effort, nous reprenons notre souffle sur les banquettes de l'auberge de fin d'itinéraire.

Il est midi lorsque notre chauffeur Amin nous rejoint. Nous reprenons la route en direction d’Amman, où nous arrivons deux heures plus tard. Nous retrouvons comme une vieille connaissance le Sulaf Luxury, l'hôtel du début de notre voyage, et profitons de notre chambre pour nous rafraîchir et nous reposer.

Pour notre ultime soirée jordanienne, nous avons réservé notre table au Sufra, une des adresses parmi les plus réputées d'Amman. Nous nous y rendons en taxi (3 dinars) et nous installons dans le joli jardin de cette ancienne maison bourgeoise. Les différents plats que nous recevons et partageons (kubbeh, sujuk et autres fatté) sont d'authentiques petites merveilles de goût, de texture et de finesse. Il s'agit sans conteste du meilleur repas de notre séjour, qui nous revient à 81 dinars (un peu moins de 100 euros) pour deux, vin compris.

Au jardin du Sufra

Au jardin du Sufra

Dimanche 9 novembre : retour à Bruxelles

Amin vient nous chercher à 11h30 pour nous conduire à l’aéroport Reine-Alia, où nous arrivons environ 40 minutes plus tard. Notre avion décolle à l'heure prévue, soit 15h25, et nous atterrissons à Charleroi à 18h25, heure locale, après cinq heures de vol. Nous récupérons notre voiture au parking, et retrouvons notre chez-nous après une quarantaine de minutes de route.

En résumé, ce voyage restera sans doute comme l’un de nos périples les plus riches en contrastes et en expériences : la solennité des sites bibliques, l’exceptionnel héritage nabatéen de Pétra, la douceur de la mer Morte, l’immensité minérale du Wadi Rum, la générosité sincère des rencontres, et cette lumière dorée omniprésente qui accompagne chaque étape. La Jordanie est un pays profondément attachant, à la fois accueillant, fier de son identité et d’une beauté naturelle saisissante. En raison de la faible densité de touristes, rendus circonspects en raison de l'actualité agitée du pays voisin direct, nous avons pu bénéficier de visites plus paisibles et moins fourmillantes qu'à l'ordinaire. Pétra, par exemple, a vu son taux de visiteurs baisser de près de 90 % depuis la guerre. Cependant, le pays est et reste une destination parfaitement stable et sûre.

Au total, ce voyage organisé en collaboration avec l’agence locale Enjoy Jordan nous est revenu à 3450 euros par personne absolument tout compris, dont 380 euros pour les vols et environ 360 euros de pourboires, une dépense incontournable en Jordanie et qu'il convient de ne pas négliger.

Faut-il aller en Jordanie ? Absolument, et sans hésiter un seul instant. Vous adorerez ce pays qui vous marquera, vous offrant des moments d'une intensité rare.

La Jordanie en 12 jours - 4 : d'Aqaba à Bruxelles
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