Le restaurant Cécila by Mélanie Englebin (15/20 chez Gault&Millau) est installé Avenue du Parc 3 à Ottignies, dans l’ancienne demeure du Comte du Monceau, une villa au toit de chaume nichée dans un écrin de verdure. L’établissement dégage une atmosphère chaleureuse, donnant l’impression d’être reçu chez des amis. Des chambres sont d'ailleurs disponibles pour ceux qui souhaitent y séjourner. Pour l’apéritif, nous sommes installés au salon, qui a conservé son cachet d’origine. On peut opter pour un menu Exploration marine proposé à 130 euros en 5 services ou 165 euros en 7 services, ou pour un menu Exploration végétale proposé à 105 euros en 5 services et 130 euros en 7 services, lequel a d'ailleurs été élu Menu légumes de l'année 2025. Notons que Mélanie avait également remporté le prix 'Jeune chef de l'année' en 2017. Nous commandons une coupe de champagne brut réserve Philippe Gonnet, vif et structuré. Nous recevons une première salve de dégustations : un tube de carotte au romarin, une crème de tome de Savoie et un financier garni d’une mousse de coriandre.
La précision du travail frappe d’emblée. Mention particulière pour la préparation autour de la carotte, toute en légèreté et en finesse.
Arrive une deuxième série de mises en bouche : espadon au caramel d'ail, beignet au jeune comté et betterave, tout aussi réussies que les précédentes.
Pour notre dernière dégustation, nous recevons une crème de curry japonais, avec velouté de topinambour et jaune d’œuf râpé.
Nous passons à table et découvrons une salle élégante, ornée d'une imposante cheminée. Nous recevons notre première assiette, composée de Saint-Jacques, herbes et agrumes, que l'on vient agrémenter d'une sauce à base d'huîtres. Une préparation onctueuse, relevée par la légère pointe iodée du coquillage. Dans notre verre, la cuvée Le potelé, un vin du Pays d'Oc IGP aux notes d'agrumes marquées, avec aussi des impressions de fleurs blanches, parfait pour accompagner nos Saint-Jacques et ses notes iodées.
Nous recevons notre vin suivant, une cuvée Celistia Blanc Organic – Costers del Sió, cuvée Parcel·la La Vinyeta, en provenance de Catalogne, un assemblage de 70 % Viognier et 30 % Macabeo. Avec son nez floral et sa finale de fruits exotiques, il seconde parfaitement notre langoustine juste raidie, agrémentée de panais et de shiso, avec le jus de cuisson des panais en guise de deuxième sauce.
La préparation suivante est un morceau de skrei reposant sur un jus à base de thé fumé. Le poisson est parfaitement nacré, tandis que les crosnes et la touche végétale apportent relief et texture. Pour accompagner ce plat, on nous sert un Cairanne 2024 – Domaine Les Hautes Cances, un assemblage de Grenache, Viognier, Roussane et Marsanne, un vin offrant davantage de fraîcheur et de minéralité que les précédents.
Suit une anguille fumée avec céleri-rave en raviole, gel de porto rouge, sauce au porto rouge et orge, dans un registre plus profond que vient soutenir un Nostru Frappato – Terre Siciliane – Azienda Agricola Cortese, caractérisé par sa fraîcheur qui contrebalance la richesse de l'anguille.
Nous recevons à présent un tataki de thon, potimarron et crumble aux herbes, accompagné d'une mayonnaise aux herbes et d'un jus brun de potimarron entièrement végétal. L'assiette est accompagnée d'un Tinta de Toro, un Tempranillo de l’appellation Toro, offrant un accord qui joue sur la densité plus que sur la fraîcheur, cohérent dans une logique gastronomique où le thon est traité comme une viande rouge.
Notre premier dessert est à base de poire doyenné, amandes fumées et châtaignes. Il est accompagné d'un Muscat sec 'L’Aspicata' – Terres de Mallyce, qui apporte de la tension à la préparation.
Notre deuxième dessert est un croustillant de butternut contenant de l'orange sanguine et de la mandarine travaillées avec une glace à l'érable, lequel se retrouve également dans la vinaigrette. Pour l'accompagner, un Mas Cristine – Muscat de Rivesaltes 2022 (Vin Doux Naturel).
Arrivent les mignardises, délicieuses et précises : une cacahuète glacée, un cookie au chocolat et une gaufre de Liège.
Nous recevons encore une pâte de fruit à la mandarine et au gin, surmontée d'une mousse de tonic.
Nous terminons ce long repas par des opalines de chocolat blanc.
En résumé, nous avons découvert chez Cécila une cuisine maîtrisée, réfléchie, subtile et d’une grande cohérence. Le fil conducteur est clair : précision des cuissons, netteté des sauces, respect du produit, et mise en équivalence du végétal et des produits de la mer. Le service est agréable et bien mené, et nous avons eu en outre le plaisir de discuter avec la cheffe à la fin du repas. Tout ceci a bien sûr un prix, car nous ressortons avec une addition de 225 euros par personne, absolument tout compris.
Faut-il aller chez Cécila ? À réserver aux grandes occasions, mais il s'agit assurément d'une très belle table !
/image%2F0991603%2F20260224%2Fob_e5f7ed_img-3602.jpeg)
/image%2F0991603%2F20260224%2Fob_aa69df_img-3597.jpeg)
/image%2F0991603%2F20260224%2Fob_2e96ac_img-7538.jpeg)
/image%2F0991603%2F20260224%2Fob_8ee9a9_img-7542.jpeg)
/image%2F0991603%2F20260224%2Fob_217834_img-7545.jpeg)
/image%2F0991603%2F20260224%2Fob_c9c9e7_img-3612.jpeg)
/image%2F0991603%2F20260224%2Fob_11c5f5_img-7550.jpeg)
/image%2F0991603%2F20260224%2Fob_29676a_img-3618.jpeg)
/image%2F0991603%2F20260224%2Fob_330ec4_img-3623.jpeg)
/image%2F0991603%2F20260224%2Fob_b2181e_img-7557.jpeg)
/image%2F0991603%2F20260224%2Fob_f12aab_img-3628.jpeg)
/image%2F0991603%2F20260224%2Fob_309d14_img-7561.jpeg)
/image%2F0991603%2F20260224%2Fob_dbe178_img-7562.jpeg)
/image%2F0991603%2F20260224%2Fob_e3b2a7_img-7566.jpeg)